Regards sur l'architecture et l'aménagement en Franche-Comté 2015
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La fontaine-lavoir en Haute-Saône

Les premières fontaines sont apparues avec la civilisation sumérienne 2 000 ans avant notre ère.

Du 16ème au 18ème siècle les fontaines étaient surtout réservées à l’approvisionnement en eau potable et plus présentes dans les villes.


Au 19ème siècle, sous le signe de l’hygiène et du progrès, les communes rurales très riches grâce aux revenus tirés de la forêt rivalisent entre elles pour édifier les plus belles fontaines et fontaines-lavoirs. Le plus grand nombre d’entre elles se trouve en Haute-Saône.

L’architecte Louis Moreau  (1790-1864) a marqué de son empreinte un grand nombre de fontaines-lavoirs de cette époque.

  

Illustr. Oyrières (70) : fontaine-lavoir, 1827-1829, architecte Louis Moreau


L'eau des fontaines-lavoirs...

... était captée par puisage, provenait quelquefois directement d’une source comme celle de la Romaine à Fondremand ou la fontaine était située à proximité d’un cours d’eau ou d’un plan d’eau.

Les fontaines sont très souvent associées à un bassin couvert ou découvert qui a pour vocation première de permettre de laver et rincer le linge…

Le passage au lavoir était en effet la dernière étape avant le séchage. Le lavage peu consommateur en eau pouvait avoir lieu dans les habitations ou les buanderies où le linge s'accumulait avant la « grande lessive », mais par contre le rinçage nécessitait de grandes quantités d'eau claire, uniquement disponible dans les cours d'eau ou dans une source captée.

Il existe cependant des fontaines-lavoirs avec plusieurs bassins, le bassin en amont servant de d'abreuvoir, celui ou ceux en aval servant de lavoir (lavage du linge proprement dit).

Illustr. Mollans (70), fontaine-lavoir-abreuvoir, architecte Jean-Baptiste Colard


Malgré la résistance au progrès des lavandières, le lavoir est remplacé au 20ème siècle par les lessiveuses, les lavoirs mécaniques et les machines à laver. Il subsiste toutefois de nombreux témoignages de ce patrimoine d'une grande variété stylistique.

Description :

Caractéristiques architecturales

Il est difficile de définir une typologie précise de l’architecture des fontaines-lavoirs de Franche-Comté tant se mélangent les styles architecturaux. 

Actuellement il n’existe pas en Franche-Comté de fontaines antérieures au 16ème siècle, sauf celle des grands Carmes de Claude Lullier à Besançon datant de 1564.

Elles apparaissent au 18ème siècle et sont urbaines : Dole, Besançon, Salins-les-Bains, Poligny et Lons-le-Saunier.

 

  
Illustr. Oiselay, plan du projet et image de la fontaine-lavoir, érigée en 1831 par l'architecte Cornuty

 

Quelques bourgs conservent aussi des fontaines-lavoirs du 18ème siècle, très simples, comportant un bassin circulaire avec une colonne centrale, parfois renflées comme à Arinthod (39), Saint-Hippolyte (25) ou Faucogney-et-La-Mer (70) où les ornements d’un rococo très tourmenté semblent dénoter une influence germanique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Illustr. Noroy-le-Bourg (70), fontaine-lavoir,

architecte Jean-Baptiste Colard

 

La première fontaine connue dans un village en Haute-Saône est celle de l'architecte Jean-Charles Colombot à Fallon, construite en 1763.

 

Illustr. Fallon (70), fontaine 1763-1764,
architecte Jean-Charles Colombot

Déclinaisons départementales :

70 - Haute-Saône
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