Regards sur l'architecture et l'aménagement en Franche-Comté 2015
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Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement
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La fontaine

La maîtrise de l'approvisionnement en eau


Avant que l’eau n’arrive au robinet de chaque foyer, les fontaines publiques étaient, avec les sources, les puits les cours d’eau et les citernes, les seuls moyens d’alimentation en eau potable. Elles répondent à un besoin élémentaire de l'homme.

 

Fontaine

L’eau, indispensable à la vie, est nécessaire à de nombreuses activités. De tout temps, les hommes ont cherché à maîtriser leur approvisionnement en eau pour se prémunir des sécheresses, bénéficier de l’eau la plus pure possible et réduire les distances entre le point d’eau et le lieu d’utilisation.

 

Dans la plupart des villages de notre région, les sources, nombreuses et abondantes ont été maîtrisées par d'importants travaux de captage et de conduite ; ce qui a rendu possible la construction de fontaines.

 

Nous nous intéressons à l'eau captée, canalisée, domestiquée, mise à disposition de la population par l'intermédiaire d'installations simples ou de fontaines qui ne peuvent pas, dans leur grande majorité, être considérées comme des œuvres d'art.

 

Illustr. Abergement-le-Grand (39) : Lavoir ouvert avec captage de source

 

 

Toutes sont intéressantes car elles constituent de touchants témoins de la vie quotidienne de nos ancêtres. Nous avons principalement affaire à des fontaines sans grands décors, édicules purement utilitaires répondant aux besoins fondamentaux des hommes et des bêtes.

Illustr. Thoissia (39)













Illustr. Liévans (70)


Les premiers bâtiments réservés au lavage n’apparaissent qu’à la fin du XVIIe siècle au temps des Lumières. Il faudra attendre le siècle suivant pour qu’ils équipent villes et villages, quelle que soit leur importance.

 

En examinant l’histoire locale, on constate que c’est après 1850 que les lavoirs firent vraiment et partout leur apparition, aménagés, couverts, transformés en bâtiments fonctionnels, indispensables à la vie de la cité.

 

   Illustr. Maizière (70), fontaine-lavoir    Illustr. Mollans (70), fontaine-lavoir

 

 

Ils participent à la célébration de la conquête de la domestication de l'eau et, souvent, leur emplacement ostentatoire au centre de la commune nécessite un effort architectural particulier. 

   Illustr. Fondremand (70)
   Illustr. Charezier (39)

 

 

 

Illustr. Charezier (39)

Description :

Définition

Dans le dictionnaire le Grand Robert, le mot « fontaine » est ainsi défini :
n.f. du latin populaire fontana, du latin classique fontanus "de source", de fons, fontis "source". "Construction aménagée de façon à donner issue aux eaux amenées par canalisation et généralement accompagnée d'un bassin".

 

Mais quand doit-on utiliser les terminologies "source" » et "fontaine" ? Quand une source devient-elle une fontaine ?

 

Syam, source intermittente

 

 

 

 

Une source est un endroit où de l’eau commence à sourdre naturellement, donnant naissance à un cours d’eau petit ou grand ruisseau, rivière, fleuve et même lac ou étang. Mais, dès que la main de l’homme intervient, aménageant la source même par un simple assemblage de pierres, la source devient fontaine.

 

 

Illustr. Syam (39), source intermittente

 

 

La fontaine est un édicule de distribution d'eau, simple ou architecturé, comprenant au moins une bouche d'où l'eau s'écoule dans une vasque ou un bassin.

Illustr. Bouzailles (39)
Fontaine avec un bassin simple en pierre

 

 

Mais on appelle aussi fontaines les machines qui versent ou lancent l’eau, comme les jets d'eau qui tirent l'eau d'un réservoir plus élevé et la reçoivent grâce à des tuyaux installés sous terre, afin de l’élever à une hauteur sensiblement égale à celle du réservoir.

 

 

Illustr. Villeneuve-sous-Pymont (39) :
Fontaine fonctionnelle très dépouillée

 

A l'évidence, un lavoir est un lieu où l'on lave. Certaines installations ne laissent aucun doute à ce sujet, du fait d'aménagements spécifiques au lavage, comme des margelles pourvues de pierres de rive inclinées vers l'intérieur du bassin pour faciliter le lavage, de supports pour planches à laver, et même de planches à laver, etc.

 

Cependant, tous les bassins n'étaient pas uniquement destinés au lavage. Beaucoup étaient polyvalents. Ils servaient de puisoirs, d'abreuvoirs, de lavoirs et de rinçoirs. Mais, bien entendu, pas au même moment.
Tout était dépendant d'une bonne organisation et d'une connaissance des besoins des autres utilisateurs.
Par exemple, on ne lavait pas aux heures de passage des troupeaux.

Même le plus petit bassin, alimenté par un cours d'eau, une rigole, un tuyau, une fontaine, pouvait occasionnellement devenir un lavoir. 


Déclinaisons départementales :

39 - Jura
70 - Haute-Saône
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