Regards sur l'architecture et l'aménagement en Bourgogne-Franche-Comté 2018
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Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement
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L'habitat - Architecture XXème siècle

Le XXème siècle se caractérise par l’accentuation de l’exode rural amorcé au siècle précédent et par une forte progression démographique, due notamment aux progrès de santé.

Il se caractérise également par une amélioration de la qualité des logements et une individualisation des foyers qui refusent les cohabitations familiales traditionnelles.

Pour répondre à cette demande massive d’un habitat digne, la production de logements s’est organisée, notamment en termes d’habitat collectif.

En Franche-Comté, comme partout en France, la construction de logements est un phénomène urbain, dans les périphéries des villes et les époques successives ont apporté des solutions différentes.

Les opérations groupées de maisons et d’immeubles étant les plus représentatives de la production du XXème siècle, il a été décidé de les traiter dans ce chapitre par ordre chronologique.

Description :

Les styles architecturaux

 

 

 

 

Le style régionaliste est souvent mis en œuvre dans les cités ouvrières. Il affiche une image encore rurale et rassurante pour ses habitants, souvent issus des campagnes voisines, même si le style à pans de bois ou décors en brique est étranger à la plus grande partie de la Franche-Comté.

 

Illustr. Tavaux (39), cité ouvrière, maison de contremaître

 

 

 

Les assemblages des larges débords de toit, des consoles et pans de bois, les appareillages de pierres et/ou de briques, composent des façades idéalisées de pavillons. Des décorations peintes ou en céramiques complètent l’ornementation.

 

 

 

 

Illustr. ci-contre et ci-dessous : Champagnole (39),

maisons d'ouvriers et détails façades

 

 

La pierre est toujours apparente sur les façades des immeubles jusque dans les années 60. Elle apporte une impression de solidité aux bâtiments. Les façades respectent une composition alliant classicisme et modernité : un soubassement marqué, un étage supérieur en attique et une stricte superposition des percements révèlent une tradition « beaux-arts » animée par les balcons et modénatures qui relèvent d’une esthétique moderne.

Les porches d’entrée sont identifiés par un traitement particulier de pierres appareillées ou plus lisses.

 

Illustr. Lavans-les-Saint-Claude (39),

maison patronale


Illustr. Lons-le-Saunier (39), immeuble Gandillet,

avenue du 44ème RI

 

 

 

 

A partir des années 60/70, deux conceptions aux aspects très différents s’affrontent :

 

  • les façades des tours et barres perdent toute leur épaisseur et leur modénature, y compris au niveau des châssis vitrés au nu extérieur des façades. L’utilisation du métal pour les fenêtres et les garde-corps des balcons allègent ces éléments, quitte à les dématérialiser.

Illustr. Dole (39), immeuble quartier des Mesnils Pasteur

 

 

 

 

 

 







  • les façades prennent de l’épaisseur et du relief par la superposition de larges terrasses et l’utilisation du béton texturé y compris pour les garde-corps / jardinières dont la forme et les plantations accentuent l’épaisseur.



Illustr. Lons-le-Saunier (39), immeuble rue Regard

 


 

Certains éléments symboliques (porte), plastiques (cage d’escalier, terrasses) sont mis en scène dans les immeubles les plus récents. L’assemblage des matériaux apparents fait référence à des style plus anciens (panneaux de verre et bronze en référence aux immeubles art-déco, moulure et modénature classiques) ou répond à des usages précis (alternance de garde-coprs pleins ou vitrés selon les usages).

 

Illustr. Plancher-Bas (70), immeuble

 

 


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